Côte d’Ivoire: Retrait des licences, les réseaux sociaux s’affolent, Comium refuse de « mourir » et demande à son tour la 4ème licence à l’ARTCI

La décision du 29 mars 2016 relative au retrait des licences à Comium, GreenN, Café Mobile et Warid par l’autorité de régulation (ARTCI) continue de faire des vagues. D’aucuns avaient cru a un poisson d’avril avant de constaté que la décision longtemps annoncée avait effectivement été rendue publique via des canaux officiels. La direction de Koz (Comium) a aussitôt réagi laissant présager une grosse bataille médiatico-juridique.

Comme il fallait s’y attendre, l’Autorité de régulations des télécommunications / TIC de Côte d’Ivoire a décidé du retrait des licences à 4 opérateurs exerçant dans les télécoms en Côte d’Ivoire à compter du 1er avril. Ces opérateurs ont 30 jours à partir de la date de communication de ladite décision avant l’arrêt total de leurs activités sur toute l’étendue du territoire et l’apposition de scellés sur tous leurs biens meubles et immeubles.

L’onde de choc 

Les réseaux sociaux ce sont emparés de l’affaire. Très peu de personnes défendent l’ARTCI qui la main sur le coeur jure que son arrêt est en faveur des consommateurs et de l’économie numérique. La plupart pensent que Comium et Green les principales victimes avaient des tarifs très intéressants pour les moins nantis. Avec cette nouvelle consentration du marché, beaucoup pensent que le gouvernement agit pour augmenter les marges des opérateurs les plus riches et jouent contre l’intérêt des consommateurs.

Par ailleurs, que va-t-on faire des salariés directs et indirects de ces opérateurs qui de façon consolidée gèrent près de 1,2 millions d’abonnés et font vivre entre 2000 et 3000 personnes?

Koz contre-attaque 

La direction de KOZ a réagi dans un communiqué. Elle exprime sa grande surprise et son étonnement face à ce qu’elle qualifie de décision présentant »d’importantes insuffisances techniques et légales ». L’opérateur libanais affirme être détentrice d’une licence valable jusqu’en 2026. La société serait donc dans ses droits pour exercer sur le territoire pendant encore dix ans. L’entreprise placée en redressement judiciaire aurait proposé un calendrier échelonné qui court jusqu’à 2018 pour le règlement total de ses dettes vis-à-vis de l’Etat de Côte d’Ivoire.

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Forte également de son rang actuel de 4ème opérateur, elle demande au gouvernement pour réparer cette injustice à elle faite de lui accorder la dernière licence globale mise en vente et dont on attend toujours l’heureux élu de l’appel d’offres de sélection lancé en septembre 2015.
L’ARTCI quant à elle a publié les différentes décisions sur son site web. Les différents mis en cause sont sommés d’arrêter de vendre leurs produits mais ont obligation de maintenir les services fournis à leurs abonnés sur 30 jours. Les opérateurs concernés par cette mesure sont CELCOM (Warid CI), AIRCOMM (Niamoutie Telecom), ORICEL (Greenn) et COMIUM (Koz).

Boris Odilon BLE

3 réflexions sur « Côte d’Ivoire: Retrait des licences, les réseaux sociaux s’affolent, Comium refuse de « mourir » et demande à son tour la 4ème licence à l’ARTCI »

    1. C’est vrai que le gouvernement a engrangé 175 milliards en décembre 2015 pour les nouvelles licences et souhaire encore 50 milliards avec un 4ème opérateur global. On voit mal comium qui doit déjà 30 milliards, trouver 50 millards pour s’adjuger le précieux sésame.

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